Prendre la décision de rompre c’est aussi…

decisionC’est lors d’une promenade sur la Côte Sauvage que j’ai pris ce cliché. En observant cette jeune femme au bord des rochers, je me suis revue au moment de la décision.

Quelle décision? Celle de rompre, celle de la séparation.

Durant plusieurs années, j’ai été aussi au bord de ce fossé. L’amour s’en était allé, mais pourtant la décision était difficile à prendre pour une seule raison : la peur de faire mal aux autres.

Pourquoi est-il si difficile de ne prendre en compte que son bonheur? Pourquoi est-il si difficile de passer outre la réaction de son entourage proche? Pourquoi pense-t-on en premier aux conséquences sur les enfants, sur le conjoint, sur les parents ?

Prendre la décision de rompre, c’était aussi prendre le costume de la méchante et lui laisser celui de la victime. Alors que quand un couple est arrivé au bout de la course, qu’il n’y a plus d’espoir de sentiments amoureux, aucun costume ne devrait être porté par l’un  ou par l’autre. Pourtant, il y a toujours celui qui prend la décision, et c’est souvent cette personne là le ou la méchante aux yeux de l’entourage. Prendre la décision, c’est aussi être assez fort pour supporter le jugement, le regard de son entourage.

J’ai toujours transporté avec moi un sac lourd de culpabilité. Une idée principale dans mes rapports avec les autres : ne rien avoir à me reprocher, ne pas être celle qui fait du mal. Pourtant, un jour, c’est arrivé : pour me sauver psychologiquement, il a fallu « mettre les pieds dans le plat », dire aux enfants que leurs parents ne s’aimaient plus, que leur père allait partir, détruire l’image du couple parfait qu’ils avaient eu en face d’eux depuis des années.  Ce grand saut dans le vide j’ai attendu des années avant de le franchir. Ma maman m’a dit que j’avais perdu une grande partie de ma vie. Je ne pense pas: même si l’amour n’était plus là depuis un moment, nous avons fondé une famille ensemble, nous avons vécu des belles années, la vie de famille était douce à vivre, sécurisante, confortable. J’ai pu ainsi élever mes enfants avec leur père et ce n’est qu’après leur éducation que j’ai eu le courage d’envisager un changement pour le restant de ma vie.

Prendre la décision de rompre c’est aussi avoir l’énergie d’agir et avoir la capacité de penser que l’on mérite autre chose, que l’on mérite une autre histoire , qu’un autre bonheur est possible pour nous.

Il faut retrouver une force de caractère pour sauter le fossé et dépasser la peur.

Et vous, avez-vous déjà fait le grand saut?

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Publié par

Je suis une femme de 50 ans et des poussières, passionnée par le net, les voyages, la cuisine, la musique, les sorties. J'aime partager mes passions avec vous à travers mes deux blogs.

21 commentaires sur « Prendre la décision de rompre c’est aussi… »

  1. Oui déjà fait en 1999, mes enfants étaient très jeunes, Mon ex-conjoint et moi n’avions pas évolué de la même façon… je n’ai jamais eu aucun regret ! Par contre mes enfants sont ma priorité et mon choix de vie…Je n’ai pas repris de vie commune car je n’ai jamais rencontré la bonne personne ou trouvé que cela serait profitable à mes enfants. Peut-être aussi me suis-je « cachée  » derrière eux… ils ont 20 et 23 ans maintenant, un seul est à la maison, mais je suis toujours adepte du chacun chez soi, j’ai pris sans doute des habitudes et une grande indépendance. Toujours pas prête, pas envie d’être prisonnière.

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  2. Je n’ai pour l’instant pas connu cette situation, et il est donc difficile de se projeter, mais je pense que les décisions que tu as prises sont des décisions qui je ferai miennes.

    Pourquoi mettre un coupable ? la vie se construit à 2 et si à un moment les sentiments, les envies, les directions changent autant le faire en adulte responsable.

    Plus facile à dire qu’à faire, c’est sur; alors Bravo de le vivre comme tu le décris.

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  3. C’est une décision difficile à prendre et plus on reste, plus elle est difficile à prendre, je pense. Car oui celui qui part passe pour le méchant, celui qui ne pense pas aux autres. Alors qu’il s’agit bien de soi dans cette histoire.
    Pour moi la décision s’est imposée d’elle même. Nos différences sont vites devenues un fossé infranchissable. Ma grossesse m’a donné l’impulsion nécessaire pour dire stop. Même si en partant, c’est au bébé que je portais que j’ai pensé avant de penser à moi.

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  4. Un très bel article et courageux (enfin surtout la décision). Je me suis quelque peu retrouvée dans ta situation. J’ai mis du temps avant de me décider à partir, mais lorsque ma décision fut prise, il fallait que cela se fasse rapidement (bon je n’ai pas d’enfant, ça simplifie). J’ai eu beaucoup de mal à l’assumer vis à vis des proches. J’ai longtemps culpabilisé aussi, alors même que j’avais toutes mes raisons de partir (la trahison…). J’aime beaucoup ta conclusion. Rompre finalement, c’est surtout ça : s’autoriser un nouveau bonheur. Des bisous

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      1. Tu sais, je pense que nous réagissons tous différemment au malheur (que ce soit en couple, ou dans une autre situation). Parfois certains événements sont déclencheurs et nous aident à changer des choses dans nos vies. Et c’est ça l’essentiel 🙂

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  5. tu as eu le courage d’agir pour toi!! Moi, plus que la peur de faire mal aux autres, c’est la peur tout court qui me bloque (et un peu l’incertitude de savoir ce que je veux ou pas aussi). savoir que l’on mérite autre chose… c’est tellement ça. Peut-etre ne suis je pas sure de penser que je mérite autre chose. Peut-être que je me dis que j’ai déjà tout mais que je ne le vois plus? Autant de questions qui restent sans réponse! Mais tu l’as fait! tu as su faire ce qui était bon pour toi!! 🙂

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  6. Grand merci pour ton article.
    J’ai déjà fait le saut, même deux fois. Saut qui est plus facile pour moi car je n’ai pas d’enfant.
    Nous nous aimions mais au bout de quelques année nous avions plus les même rêves .
    Que faire, vivre le rêve de l’autre et ainsi gâché ma vie…
    Je travaille avec des personnes âgés, j’ai vu des couples se pourrir la vie car ils ne s’aimaient plus.
    Pas pour moi. Ma vie est trop courte et trop précieuse pour être gâchée.
    Mes ex-conjoints voyaient que j’étais malheureuse, mais cette vie leur convenait (confort)
    ils s’en foutaient.
    Chaque séparation était une résurrection pour moi, je n’ai jamais regretté le saut.
    Sa famille et ces amis me traitaient d’égoïste; et lui n’était-il pas égoïste de me voir malheureuse
    au détriment de son confort!!!

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  7. J’ai cru que c’était toi sur la photo que je trouve belle, plus que la rupture, j’imagine la dame aux cheveux blonds envoyer un SMS au suivant en lui disant : j’ai décidé de vivre, et aprés j’imagine le frisson des vagues et de l’océan que procure cette décision, tu es douée pour les illustrations et les photos (entre autres choses, enfin j’me comprends). Bisous petit poète!

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  8. c’est mon premier commentaire sur ton blog que je suis pourtant depuis son lancement…. Pour cet article qui me parle tellement! Je viens de faire le grand saut, (il y a 2 mois), moi aussi après tant d’années de tergiversations… Ce qui m’a freiné? Pas la culpabilité, car je n’ai pas le sentiment que ce soit « de ma faute » ni « de la sienne ». Sans doute la peur de l’inconnu, la peur de la solitude à l’aube de la cinquantaine, la peur de faire de la peine à mon fils, presqu’adulte aujourd’hui… Et puis un jour, cette décision s’impose comme une évidence. Rester pèse plus que partir. Se dire qu’on va finir sa vie aux côtés de quelqu’un avec qui l’on ne partage plus rien devient plus difficile chaque jour à envisager. Alors voilà, j’ai le sentiment qu’une grande partie de ma vie s’est envolée, mais j’espère que c’est un sentiment passager…

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    1. Bonjour et bienvenue sur mon petit espace Lilabulle. Une chose avant de te répondre : si j’ai créé un blog, si je partage avec vous des pans de ma vie, c’est pour pouvoir lire ce genre de commentaires, ce partage avec mes lecteurs ou lectrices. Alors, déjà, merci d’avoir osé écrire ici. 🙂
      J’ai connu et je connais encore la peur de faire de la peine à mes enfants et c’est bien cela qui m’a freinée durant des années avant de franchir le pas.
      Pour répondre à ta dernière remarque, moi aussi j’ai le sentiment qu’une grande partie de ma vie s’est envolée, mais heureusement il y a mes enfants qui sont là et qui sont le témoignage de cette vie antérieure.
      Par contre, mon plus grand sentiment maintenant c’est que ma nouvelle vie s’envole, non pas dans le sens disparition mais plutôt dans le sens espoir, liberté retrouvée, liberté d’être moi tout simplement.

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  9. Oui j’ai fait le grand saut et je me rappelle encore le jour et le lieu où je me suis dit : Stop ! J’avais 28 ans et 2 jeunes enfants mais je ne pouvais plus continuer comme ça. Une des grandes décisions de ma vie. On a le droit de se tromper de route ! Bien m’en a pris car j’ai rencontré un homme merveilleux et nous vivons ensemble depuis 25 ans.

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