Cancers ORL en constante augmentation.

La semaine du 21 au 25 septembre était la semaine de sensibilisation et de prise en charge des cancers de la tête et du cou : campagne Make Sense “Ensemble prenons le cancer à la gorge“.

Il est vrai qu’avec les histoires de COVID, on n’entend plus trop parler des cancers. Une surmortalité est d’ailleurs à craindre puisque les hôpitaux ont du reporter des opérations sur les malades du cancer pour pouvoir libérer des lits de réanimations.

Sur le blog, je vous ai souvent parlé de cancer du sein. Déjà parce que j’ai été touchée par ce cancer et qu’il atteint de nombreuses femmes à partir de la ménopause.

J’ai malheureusement connu également un cancer ORL, il y a 11 ans de cela. 11 ans, cela parait très loin, pourtant, on ne ferme jamais la porte des traitements après un cancer de ce type. Il se trouve qu’encore une fois, cette semaine, j’ai subi une intervention chirurgicale afin de tenter d’améliorer les effets secondaires des traitements de ce cancer ORL.

Si j’ai envie de vous en parler sur le blog, c’est que ces cancers sont souvent diagnostiqués tardivement , d’où la nécessité d’envisager un diagnostic précoce. Et ils restent assez peu connus du grand public, et pourtant ils sont en constante augmentation.

Cet article n’est pas là pour faire peur, mais tout simplement pour informer et prévenir.

On les appelle cancers de la tête et du cou, ou cancers ORL.

Les cancers de la tête et du cou, appelés aussi cancers ORL ou cancer des VADS (voies aérodigestives supérieures), sont des tumeurs malignes pouvant se retrouver à l’intérieur de la bouche, du nez et de la gorge.

Il existe plus d’une trentaine de zones au sein de la tête et du cou où la tumeur peut se développer : sinus, lèvres, glandes salivaires, larynx… Bien que ces cancers soient agressifs et en constante augmentation, ils restent encore peu connus du grand public et sont souvent diagnostiqués trop tardivement, d’où la nécessité d’envisager un diagnostic précoce.

Le diagnostic précoce de ces cancers est l’un des éléments essentiels pour une prise en charge efficace : 

  • 2/3 des cancers tête et cou sont diagnostiqués à un stade avancé ;
  • 60 % des patients diagnostiqués à un stade avancé décèdent de la maladie dans les 5 ans ;
  • 80-90 % de taux de survie chez les patients diagnostiqués à un stade précoce.

Les cancers de la tête et du cou sont méconnus auprès du grand public. Pourtant, ils sont la septième cause de décès par cancer en Europe, presque aussi répandu que le cancer pulmonaire (50 %) et deux fois plus élevé que celui du col de l’utérus. Malgré sa sévérité et sa prévalence grandissantes, le niveau de dépistage et de prise en charge de ce type de cancer reste faible :

  • Plus de 60 % des patients présentent une maladie localement avancée lors du diagnostic ;
  • 60% des patients risquent de décéder au bout de 5 ans. Un dépistage et une prise en charge précoces permettent d’augmenter considérablement le taux de survie.

Quels sont les facteurs de risque ?

  • Le tabac : les fumeurs présentent plus de risque que les non-fumeurs
  • L’alcool : les hommes qui boivent plus de trois verres par jour, et les femmes qui boivent plus de deux verres par jour ont significativement plus de risque de développer un cancer des VADS
  • Le virus HPV : l’incidence des cancers de la gorge augmente du fait de certains sous-types de papillomavirus. D’où l’importance du vaccin contre le virus HPV qui existe maintenant, et bien entendu, toujours se faire surveiller au niveau du col de l’utérus, car c’est là que se cache ce virus très malin.

À cette occasion,les principaux acteurs de la cancérologie-ORL de l’AP-HM se sont mobilisés au travers de supports vidéo qui seront diffusés sur les réseaux sociaux. Chaque jour, le grand public et les professionnels de santé pourront découvrir une nouvelle vidéo thématique portant sur les différents types de cancers, prise en charge, innovation, suivi, réhabilitation, parcours personnalisés… Toutes les vidéos seront disponibles sur la chaine YouTube de l’AP-HM:

https://www.youtube.com/channel/UC0iZfcYoK-CRowRe03fhXvA

Comment dépister ces cancers ORL?

La définition « 1 pour 3 » développée par les experts signifie que les médecins généralistes devraient adresser leurs patients à un spécialiste ORL s’ils présentent un des symptômes suivants depuis plus de trois semaines :

  • Perte de voix,
  • enrouement,
  • saignement de nez,
  • douleur d’oreille,
  • mal à la gorge,
  • boule dans le cou,
  • aphte.

C’est exactement ce que j’ai connu. Une boule dans le cou…. mon médecin traitant m’a donc conseillé d’aller consulter un médecin ORL. On peut dire que c’est ce qui m’a sauvée.

Parfois, il est important de s’écouter et de ne pas tarder à consulter.

Docteur

C’est promis, je vous parle de sujets plus légers dans les prochains jours.

1 Commentaire

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