J’ai mal à mon métier d’enseignante.

Je vous retrouve aujourd’hui avec un billet humeur à propos du métier d’enseignant. Je sais que certains ne seront pas du même avis que moi, pas très grave, je suis ouverte au débat.

enseignant un métier qui n'attire plus

Cet article, je l’écris plus avec mon coeur qu’avec ma tête. Comme beaucoup de mes articles humeur, je partage mon ressenti et donc, je le reconnais, il n’y aura pas de chiffres et de données pour étayer ce ressenti.

Chaque ministre pond sa réforme.

Bien que j’occupe maintenant un poste différent, j’ai été enseignante depuis 1985, en 35 ans de carrière, j’ai eu le plaisir de connaître pratiquement une réforme pour chaque ministre de l’Education Nationale. Oui, chacun doit laisser sa trace…

C’est vrai que ce fameux mammouth est difficile à transformer. Mais, peut-être que si ils écoutaient un peu plus la base, c’est à dire les personnes sur le terrain, les réformes passeraient mieux. Même si l’on a été professeur dans une autre vie, une fois au ministère, une fois dans les hautes sphères on oublie vite le quotidien et la réalité du terrain.

Et la valorisation salariale des enseignants ?

Parmi toutes ces réformes, peu se sont vraiment penchées sur la revalorisation du métier. Ce qui fait que nous en sommes arrivés à être un peu la dernière roue du carrosse.

Pourtant, à chaque réforme, on charge la mule de l’Education Nationale. Nous ne comptons plus les nouvelles fonctions que l’on nous ajoute à chaque fois. Et puis, combien de fois entend-on que l’Education Nationale est le dernier rempart aux problèmes sociaux, que c’est à l’école que l’on apprend à être citoyen, que c’est à l’école de faire disparaître les inégalités sociales.. etc..

J’ai toujours aimé mon métier (même si j’ai eu des périodes de démotivation parfois, mais dans une carrière de 35 ans, je pense que cela arrive à tout le monde). Mais, j’aimerais aussi que ce métier que l’on dit être un des plus beaux métiers du monde, soit un peu plus considéré par nos gouvernements.

A notre époque où tout passe par l’argent (malheureusement), gagner 1500 euros en début de carrière ne fait pas rêver les jeunes diplômés.

A notre époque où certains jeunes des quartiers dits sensibles se baladent avec une banane remplie de billets de banque venant d’un trafic illicite, je peux vous dire qu’ils rigolent bien quand ils savent que leur enseignant gagne des clopinettes (seuls les anciens comprendront cette expression) en se démenant pour enseigner à une classe de 28 adolescents qui n’attendent qu’une seule chose : retrouver leur portable à la fin des cours.

Ai-je l’air désabusé ?

Oui, sans aucun doute, quand on sait que notre gouvernement (je parle de l’actuel mais ils sont tous dans le même panier ou presque) vient de s’apercevoir qu’il faudrait peut-être revaloriser nos salaires car en fait, nous serons les grands perdants (parmi d’autres professions) de la réforme des retraites.

J’aurais aimé qu’ils s’en aperçoivent avant et que cette revalorisation ait été mise en marche pour une raison plus noble : oui, nos enseignants français ont besoin et méritent un salaire correspondant à leur niveau d’études et aux horaires qu’ils donnent à leur profession. Car, non un enseignant ne travaille pas que 18h ou 24h devant élève. Durant ma longue carrière (oui, bénéfice de l’âge je peux dire cela maintenant), j’ai rarement rencontré de fumistes au sein de l’Education nationale. Et j’ai plutôt connu des professeurs des écoles qui bossaient 40h par semaine et même plus.

Paroles, paroles, paroles…

enseignant un métier qui n'attire plus

Ah oui, il y a eu des promesses de notre ministre il y a quelques jours, mais en même temps, le gouvernement annonçait la continuité du gel du point d’indice des fonctionnaires. Pour information, le point d’indice permet de calculer le salaire des fonctionnaires, il est fixé par l’Etat et évolue théoriquement selon l’inflation. Or, depuis 2010, ce point d’indice est gelé (mis à part une petite hausse en 2017). En fait, sur ma carrière, j’aurais perdu 20% de pouvoir d’achat à cause du gel de ce point d’indice…

Et puis, aujourd’hui, on vient d’apprendre que le Conseil d’Etat annonçait que cette revalorisation promise par notre ministre de l’Education Nationale (pour éviter que nous soyons trop perdants avec cette réforme des retraites) serait impossible. Cette prétendue “garantie” est condamnée à disparaître du texte car « ces dispositions constituent une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution… Voilà, voilà…

Alors, où est-ce que je veux en venir à part me plaindre ce que je fais depuis le début de cet article ?

Enseignant : un métier qui n’attire plus grand monde.

enseignant un métier qui n'attire plus

Devant la dévalorisation salariale de notre beau métier, et bien la conséquence est qu’il n’attire plus personne. De moins en moins d’étudiants se présentent au concours de professeur des écoles. Au point que certaines années, il y a moins de candidats que de postes proposés. Donc, oui, certains candidats ont réussi le concours de professeur des écoles avec des notes catastrophiques.

Alors, pour palier à ce manque de candidats, le ministère embauche des contractuels. C’est à dire des personnes qui ont des diplômes mais qui n’ont parfois ou bien souvent rien à voir avec l’éducation. Je ne dis pas que toutes ces personnes sont incapables, car moi aussi j’ai commencé sans être formée puisque j’étais sur la liste complémentaire du concours d’instituteurs. J’ai donc été appelée et mise dans une classe sans aucune formation. Alors, vous me direz, quelle différence?

Le métier d’instituteur n’est plus le même qu’en 1985, je peux vous l’assurer.

Les enfants ne sont plus les mêmes.

Les demandes de l’institution ne sont plus les mêmes non plus.

Il ne suffit plus de “faire classe”. L’institution demande énormément d’écrits, de projets pédagogiques, de savoirs pédagogiques. Ce que je veux dire, c’est que le métier est très difficile quand on arrive sans formation dans le métier. Et en face de cet enseignant catapulté , il y a des élèves. Et ces élèves serviront de “cobayes” à cet enseignant débutant et je ne suis pas certaine que tous les parents soient d’accord avec le fait que leur enfant fasse les cobayes.

Bien entendu, ce néo-professeur sera aidé par ses pairs, mais si et seulement si ses collègues ont le temps et c’est de moins en moins le cas maintenant. Chaque enseignant court après le temps pour répondre aux demandes de plus en plus pressante de l’institution et je ne vous parle pas des directeurs d’école…

Alors, j’espère…

Alors, voilà, je rêve qu’un jour un gouvernement se rende compte qu’il serait profitable pour le pays d’avoir des enseignants considérés et rétribués comme il se doit. Je rêve qu’il soit pris en compte que nous formons les adultes de demain et que cette mission doit être considérée, sinon qui voudra encore se lancer dans la carrière passionnante mais prenante de l’enseignement?

21 Commentaires

  1. 26 janvier 2020 / 13 h 56 min

    Hello Sophie, j’ai failli être enseignante en lycée, j’ai raté le Capes de quelques points et je me suis découragée. J’aurais adoré enseigner mais comme le faisait …. ma grand-mère ! A l’époque c’était un vrai métier reconnu et valorisé. Aujourd’hui on traite les enseignants comme des garde d’enfants et on ne prend pas en compte leur bac plus 5 voire 6 et le niveau du concours. C’est lamentable et décourageant. Je prends systématiquement la défense des profs qui sont les plus mal payés en Europe. Et j’en sais quelque chose car ma fille est dans l’éducation nationale. Bravo pour ce débat et la manière dont tu l’as présenté.

    • Sophie
      Auteur
      26 janvier 2020 / 18 h 14 min

      Merci Corinne. Et bien, voilà une nouvelle chose que je découvre de toi!! Personnellement, je dis souvent que c’était écrit ainsi et que si tu n’es pas devenue professeur, c’est que tu avais d’autres aventures qui t’attendaient. 🙂 Bon courage à ta fille, mais je suppose qu’elle doit être passionnée non?

  2. Marthe Huchette
    26 janvier 2020 / 11 h 53 min

    Je suis de tout coeur avec vous et je voudrais rebondir sur “Alors j’espère”.
    Je suis Sage-Femme,alors je rajouterai:du personnel soignant considéré et rétribué comme il se doit.Je rêve qu’il soit pris en compte que nous soignons les adultes de demain et que cette mission doit être considérée sinon qui voudra encore se lancer dans la carrière passionnante mais prenante de la santé?

    • Sophie
      Auteur
      26 janvier 2020 / 11 h 58 min

      Bonjour, de tout coeur avec vous également !! J’ai plusieurs amies infirmières, là aussi quelle dévalorisation pour ce métier !! des heures de jour , des heures de nuit, du dévouement… mais peu de reconnaissance salariale.

  3. 26 janvier 2020 / 1 h 23 min

    Ton article est intéressant ! J’ai raccroché mon tablier après 10 ans de carrière dans l’enseignement cette année, mais pas dans l’EN, dans le français tout autour du monde. La précarité y est incroyable, et quand j’ai été contractuelle dans l’EN (rassure-toi, j’avais 8 ans d’exp en classe + un master de didactique des langues) j’ai adoré les conditions de travail pas précaires vis-à-vis de ce que je connaissais (des congés payés ! dans le FLE il n’y en a pas !) mais j’ai aussi halluciné – j’étais en lycée pro REP+ dans le 93. C’est effectivement pas pour tout le monde. Je raconte ma vie mais je t’envoie du courage !

    • Sophie
      Auteur
      26 janvier 2020 / 11 h 19 min

      Comme j’aime lire vos expériences et vos réactions!! Oui, je connais le problème des postes en FLE, c’était certainement une belle aventure pour toi ! Lycée pro REP+ dans le 93, cela n’a pas du être triste ! Tu devais souffler quand ils allaient en stage non? 🙂
      Merci de ton commentaire.

  4. 26 janvier 2020 / 0 h 37 min

    Ancienne enseignante à la retraite, je suis énervée comme toi de voir comment on est entrain de s’aborder ce service de l’éducation auquel je suis tellement attachée. Comme on est entrain de créer un hôpital public sans moyen, sans compétence , on est entrain de créer une école sans profs formés et disponibles et sans moyen. Ceux qui pourront se soigner en y mettant le prix seront les mêmes qui mettront leurs enfants dans des écoles privées de qualité et aux pauvres le reste, à l’ecole publique, Voulons nous vraiment un système à l’américaine ? Moi, non . Et vous ? 😉

    • Sophie
      Auteur
      26 janvier 2020 / 11 h 21 min

      Voilà, je suis complètement de ton avis, mais c’est un choix de société, d’Etat…et en ce moment, nous sommes “mal barrés”, mais cela ne date pas d’aujourd’hui, c’est un travail de longue haleine de nos gouvernements respectifs.
      Bisous

  5. Marielle
    25 janvier 2020 / 21 h 35 min

    Je ne suis pas enseignante, j’ai failli l’être. Dans les années 90. Je faisais des remplacements dans les écoles primaires et collèges. Déjà ça n’était pas facile…. J’ai vu à l’époque des parents qui déposaient leurs petits de 3 ans comme des paquets à 7.30 et qui les récupéraient à 18.30. Et les collaient devant la télé jusqu’à 21.00. Des enfants fatigués donc excités, des parents débordés dont l’autorité était remise en cause, des profs désolés de ne pouvoir en faire plus.
    L’éducation est un travail d’équipe. Un triangle Prof, enfant, parent. si l’un des trois lâche l’affaire, ça ne fonctionne pas. quand je suis devenue maman, j’ai vu des enseignants débordés. Par leurs directions, , par leur manque de formation, par leurs classes.. mais surtout par le manque de soutien des parents. Qui bien souvent donnent raison aux enfants plutôt qu’aux profs. Une bonne rééducation des parents et des politiques s’impose. Les inviter plus souvent dans les écoles, en immersion. Pour qu’ils comprennent la difficulté du métier.
    Alors ce métier sera revalorisé. Et on mettra les moyens. Mais a t’on vraiment envie de former des citoyens capables de penser, capables d’analyser….

    • Sophie
      Auteur
      26 janvier 2020 / 11 h 24 min

      Merci Marielle pour ce commentaire si intéressant.
      Je suis en accord sur beaucoup de points de ton analyse. Je crois aussi qu’il y a un choix de société : veut-on vraiment former des citoyens capables de penser… et je te rejoins sur le triangle : enseignant/enfant/parents. Justement dans l’école où j’étais directrice durant un certain temps, nous avions travaillé pour que les parents entrent dans l’école et ne ressentent plus une certaine méfiance envers cette institution. Cela a fonctionné, mais c’est un travail de longue haleine.
      Je suis ravie de te lire pour la premiere fois, je crois, sur mon blog.

  6. 25 janvier 2020 / 20 h 41 min

    Je découvre que vos salaires sont gelés, déjà qu’en France c’est pas folichon, et n’ont donc plus suivi l’indexation, alors que les loyers sont indexés, et tout le reste. Je vis en France, ex-Bruxelloise et retraitée depuis mes 65 ans. J’ai vécu lorsque j’ai travaillé, je ne suis pas enseignante, ai vécu avec un instituteur, le père de mon fils, il y a bien longtemps. Dans mon dernier travail avant 2000, nous avons eu nos salaires bloqués pendant 3 ou 5 ans, j’ai oublié. Comme ce fut long. Alors j’imagine votre ressenti à ce sujet. Sans compter les heures passées à la maison, ceci en complément de la journée passée dans l’établissement et ceci pour cette profession. Quant au Gouvernement, il est atteint d’une surdité chronique et d’une utilisation de la langue Française qui ne connaît que le futur, demain, ce sera fait, nous en tiendrons compte… Rien que du vent.

    • Sophie
      Auteur
      26 janvier 2020 / 11 h 30 min

      Merci Brindille pour ta réaction. J’aime bien, tu interviens souvent sur mes sujets humeurs :).
      Tu as vécu avec un instituteur donc tu sais la somme de travail qui est faite en dehors de la classe. Mon compagnon avait un regard des plus critiques envers les enseignants avant de me connaitre, le regard de beaucoup de monde : fonctionnaires qui ne font pas grand chose et qui ont plein d’avantages. Lorsqu’il m’a connue, il a été étonné du nombre d’heures que je donnais à mon métier, le fait que je ne débranchais pas le week-end.. Depuis, il a complètement changé d’avis et défend toujours les enseignants dans les conversations. 🙂
      A propos du point d’indice, c’est une des choses qui m’inquiete le plus avec la réforme des retraites. Je ne suis pas complètement contre cette retraite à points, mais je m’inquiete de ce qu’il peut advenir de ces fameux points dans le futur. Vont-ils les geler aussi durant des années??

      • 26 janvier 2020 / 18 h 10 min

        Je ne comprends pas cette retraite à points pour la France et je crains qu’ils c’est à dire que le gouvernement vous roule dans la farine. A les entendre avec les points, c’est le retour en classe ou la bonne ou mauvaise conduite derrière un volant. J’ai travaillé dans la finance et comme tous le monde je connais les quatre bases de l’arithmétique. Ils n’ont démontrent des plans pas très claires et n’auraient aucune confiance dans ces calculs. Donner des avantages aux travailleurs c’est déjà pas trop leur truc et tout ce que j’entend est si peu convaincant. Pourquoi effacer arithmétiquement parlant, le travail qui a été effectué depuis le début ? Si je reprends mon exemple en Belgique, à vingt ans, je ne gagnais pas grand chose eu égard jusqu’en 2001 avant le passage de l’euro. N’empêche que pour les dernières années, je n’ai pas une carrière complète, ayant arrêté en 2001. En 2004, je me mariais avec un Bordelais et descendais depuis Bruxelles avec l’espoir de pouvoir continuer mon secrétariat général. Deux pays proches et deux fonctionnements totalement différents. A 64 ans j’ai fait ma demande de retraite pour mes 65 ans. Tout mes salaires ont été calculés et ensuite sur une carrière de 31 ans au lieu de 44 ou 45 ans, j’ai eu droit à ma retraite. Elle n’est en rien l’équivalent de ce que je gagnais puisqu’il me manque quelques années, celles où je n’ai rien trouvé en France trop vieille à 51 ans. À Bruxelles, j’aurais trouvé grâce à mon parfait bilinguisme et mon aide à la comptabilité, qui en France n’avait aucune valeur. J’aurais dû avoir un BTS de comptabilité. Donc pour revenir à cette retraite à points, pourquoi vouloir commencer à chipoter avec VOTRE travail qui a eu une valeureuse intrinsèque et essayer de présenter des programmes à la noix incompréhensibles. Pourquoi faire simple quand on peur faire compliqué, tout cela pour noyer le poisson. Monsieur Maronron grand spécialiste en la matière, ayant été ministre des finances sous Hollande, manie les chiffres et ceci tout au désavantage de votre travail au quotidien. Je pense qu’il serait bien de faire les calculs. Et tout cela, personne n’en parle avec ce passage à l’Euro, dévaluation déguisée de la part de toute l’Europe. Une honte. Alors si tu ajoutes ton travail de départ jusqu’à 62 ans pour le moment ou moins dans l’enseignement, je l’ignore, + la dévaluation du passage à l’Euro. Il serait bien d’examiner cela à la loupe. Je crains fort que tous les futurs retraités y perdront des sous. Merci de m’avoir lue. Je sais, je reste peu concise. 😊

        • 26 janvier 2020 / 18 h 15 min

          J’ai fait pas mal de fautes avec la tablette 😜

        • Sophie
          Auteur
          26 janvier 2020 / 18 h 19 min

          Justement, avec des amis hier soir, nous parlions de la retraite de nos parents qui n’étaient en rien la même que ce qui nous attend. Il y a eu des années fastes au niveau retraite 🙂 ce n’est plus le cas maintenant la faute à pas mal de facteurs et je pense pas seulement les mauvais choix des gouvernements respectifs, il y a aussi le chomage, la baisse de la natalité…
          Par contre, ce qui est clair avec cette réforme de la retraite c’est qu’elle est très très floue et du coup, elle a angoissé et angoisse beaucoup de français.

          • 26 janvier 2020 / 18 h 56 min

            Si elle angoisse c’est parce que c’est nullement clair. Lorsque j’ai eu ma retraite, je me suis dit comment cela va se passer avec nos enfants ? La population vieillissante, nous, issue du baby-boom, je suis de 1950, avons vécu une autre période. Moins de monde sur la planète. Nullement conscient des dégâts causés à celle-ci. Le plein boum d’Internet et de toute cette nouvelle technologie, la gourmandise effrénée de la location des biens, de telle manière, qu’il n’est plus possible de louer un bien représentant un tiers de son salaire. C’est à partir du toujours davantage, consommer, que tout a basculé. Ma petite fille fait des ménages. Elle a 27 ans. Son compagnon est clarkiste. Ils paient un loyer de 800€ pour une maison en Belgique dans une ville à 30 km au Sud de Bruxelles. Ils n’arrivent pas à se chauffer. Avec chacun de leur côté un garçon. Je suis si triste pour elle. L’ainée de mes petits-enfants. Je pense à eux pour plus tard.

  7. Elisabete Pereira
    25 janvier 2020 / 19 h 48 min

    En lisant votre texte, j’ai eu l’impression que vous parliez de l’Education au Portugal.
    Je suis professeur de Français au Portugal et c’est exactement comme vous le décrivez.

    • Sophie
      Auteur
      26 janvier 2020 / 11 h 32 min

      Bonjour Elisabete et bienvenue sur mon blog.
      Cela ne me console pas forcément que ce soit la même chose pour vous au Portugal 🙂 c’est bien dommage aussi … et est-ce qu’il y a des mouvements sociaux, ,des réactions des enseignants au Portugal?

  8. 25 janvier 2020 / 19 h 28 min

    Coucou Sophie. Je suis d’accord avec toi. Le métier d’enseignant aujourd’hui n’a rien à voir avec ce que c’était dans les années 1980, et déjà c’était différent à l’époque par rapport encore à “avant” (époque du Certificat d’Études, connue par nos parents…) Que les choses, les élèves, la société, les technologies évoluent, c’est normal, et compréhensible. Mais que la situation en soit arrivée à un tel point de dévastation, de dégoût… c’est incompréhensible… C’est lamentable… Pas d’autre commentaire…

    • Sophie
      Auteur
      26 janvier 2020 / 11 h 34 min

      Merci Elisabeth pour ta réaction. Oui, j’aimerais bien encore que le métier d’enseignant attire les jeunes et donne envie de s’investir dans la formation de nos futurs citoyens… Il en reste heureusement 🙂 mais c’est en voie de disparition 🙂
      bisous

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