Sans vous, tout s’en va…

Je me demande souvent si vous nous voyez de là-haut nous débattre dans notre vie sans vous.

tristesse, deuil, psychologie

Parce que depuis que vous êtes partis, vous manquez à tout le monde.

Vous étiez les piliers de la famille, l’axe de communication, le quartier général.

Nous étions une grande famille unie sur plusieurs générations, mais elle était unie à travers vous, grâce à vous.

Depuis votre départ, on dirait que tout s’en va.

Avec le temps…
Avec le temps va tout s’en va
On oublie les passions et l’on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard surtout ne prend pas froid
Avec le temps…
Avec le temps va tout s’en va
Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l’on se sent floué par les années perdues…

Je n’ai pas réussi à prendre votre suite, à continuer à réunir cette famille blessée et en manque de votre présence.

Nous n’avons pas su nous parler, dire les mots, parler de vous tout simplement, poser des mots sur notre peine.

Nous avons préféré rentrer et nous cloîtrer chacun chez nous pour tenter de continuer, de passer à la suite.

Nous avons toujours été une famille de celles qui ne se plaignent pas. On garde les ennuis, les soucis, les chagrins pour soi. On les garde au fond de notre coeur. Nous avons appris à ne pas déranger les autres avec ça. C’est dans nos gènes, dans notre éducation. Nous nous devons d’être forts et solides et ne rien laisser paraître de notre détresse.

Seulement, vous n’êtes plus là. Et tout ce petit monde fort et solide a flanché, et est en train de s’écrouler.

La peine, il faut savoir l’exprimer. Vous ne nous l’avez jamais appris. Ce n’est pas de votre faute, c’est ainsi, comme je l’ai dit : c’est dans nos gènes.

Comme dit mon oncle, on se demande parfois ce que vous avez pu faire au Bon Dieu pour accumuler autant de M…. depuis plusieurs années dans la famille. C’est bien pour cela (entre autres) que je ne crois pas au Bon Dieu! ça se saurait si il était bon ! 😀

Alors, maintenant, nous fonctionnons avec nos copains les psychologues, psychiatres et nos potes les antidépresseurs. Vous vous rendez compte où nous en sommes arrivés pour vous remplacer??

Non, rien ne vous remplacera, mais nous essayons de fonctionner, de continuer.

Maman, dire que tu as fait des pieds et des mains quand j’étais jeune pour que je n’emprunte pas la voie professionnelle qui m’attirait : être psychologue ! 😀 Psychiatre ou psychologue pour toi c’était pratiquement synonymes de diables ! 🙂

Il parait qu’il faut faire son deuil, et que nous ne l’avons pas encore fait plusieurs années après.

Faire son deuil… Une expression qui me pose toujours question.

Qu’est-ce que c’est exactement?

Ce n’est pas oublier, ce n’est pas possible.

C’est savoir continuer? C’est faire comme si tout allait bien?

Mais, penser à vous chaque jour, ce n’est pas un drame, je trouve cela même normal! Si j’avais su faire mon deuil, je ne penserai plus à vous chaque jour?

Faire son deuil, c’est pouvoir parler de vous sans pleurer? Ce n’est pas gagné ! Et je ne parle pas seulement de moi…  c’est difficile pour toute la famille.

Alors, je vous aime beaucoup Papa et Maman, mais il y a une chose que vous n’avez pas su nous apprendre : c’est de savoir nous passer de vous.

 

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40 Commentaires

  1. Christine de Villiers
    12 novembre 2018 / 10 h 58 min

    Bonjour, ce texte est très beau et me touche profondément. Mes parents sont encore là (90 ans). Je m’en occupe beaucoup. Il y a quelques années, j’ai pris conscience qu’ils allaient disparaître. Autour de moi, j’ai commencé à gérer la fin de vie de quelques personnes proches. J’ai voulu me préparer à ce cataclysme : vivre sans mes parents.
    Ce n’était pas la meilleure chose à faire. Cela m’a complètement démolie. Je vivais avec cette idée constamment en tête.Et je n’arrivais plus du tout à profiter de la vie. Je me suis “soignée” et cela va mieux. J’ai décidée d’oublier ce cataclysme inévitable et de profiter au maximum de leur présence. J’habite à une trentaine de km de leur domicile. Je vais les voir régulièrement (10 – 15 jours). Je les appelle souvent, je les invite chez moi. Parfois, la réalité de la vie me rappelle à son bon souvenir. Je fléchis et je me reprends.
    Votre texte est magnifique et il me fait prendre conscience que nous, Femmes Majuscule, nous arrivons toutes à un âge où nos parents vieillissent et disparaissent. Je me sens parfois seule avec ma peine et à la lecture de tous ces messages je me rends compte que nous sommes toutes pareilles avec les mêmes chagrins. Nous sommes des adultes, nous prenons soin de tout le monde mais nous restons néanmoins les enfants de nos parents avec cette “douleur qui nous tord le ventre ou nous ronge” (message précédent). Vous dites que cela vous a fait du bien d’écrire ces mots, moi cela m’a fait du bien de vous lire.

    • Sophie
      Auteur
      12 novembre 2018 / 11 h 12 min

      Merci pour ce long message. Je vais te répondre très brevement de mon côté : si j’écris sur ce blog, si ce blog existe, c’est pour me faire du bien, c’est certain, mais c’est surtout pour partager et ton commentaire me fait chaud au coeur. C’est un message qui me “récompense” de ces 5 années d’écriture. Merci pour tes mots, et profite de chaque minute avec eux. Je pense que la peine sera plus légère plus tard si tu n’as rien à te reprocher ou à regretter. bises

  2. 5 novembre 2018 / 13 h 44 min

    Ces mots auxquels je peux mettre un.mot plus de 2 jours après les avoir lu…
    Emouvants, touchants, vrais, pleins de sensiblité, et de ressentis. Absence à laquelle personne ne nous a préparée même si nous savons tous que nos aînés ne sont pas éternels. Je t’embrasse.

  3. Sophie
    Auteur
    5 novembre 2018 / 10 h 01 min

    Oui, tout à fait c’est ma soupape d’écrire. Ou bien aussi de marcher (en forêt, dans la campagne), mais en ce moment je ne peux pas 😀 Alors, j’écris et ce sont vous mes lectrices qui prenez tout en pleine poire 🙂
    Désolée.
    Bisous Poulette.

  4. 5 novembre 2018 / 7 h 30 min

    L’écriture est un premier pas, reconnaître ses failles, les accepter, c’est déjà un premier pas.
    Pour moi, mes parents ne sont plus des ‘piliers’. Leur santé, leurs capacités diminuent et les choses s’inversent. Je n’ai pas eu le choix pour endosser ce rôle et je pense être assez solide pour y arriver. L’avenir le dira.
    Bon courage.

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 35 min

      bonjour Jo
      En fait, le rôle de pilier dans le sens solide, oui, je l’ai endossé lorsqu’ils ont été malades et qu’il a fallu m’occuper d’eux. Mon frère étant décédé quelques années avant, je me retrouvais seule et on n’a pas le choix alors , il faut assurer.
      Par contre, ce que je ne suis pas arrivée à faire, c’est de continuer leur rôle de fédérateurs de la famille. Nous sommes une grande famille surtout du côté de ma maman, j’ai beaucoup d’oncles et tantes (même si ils disparaissent aussi petit à petit) et beaucoup de cousins cousines. Mes parents organisaient des fêtes, emmenaient les cousins et cousines en vacances, tous les membres de la famille savaient qu’ils pouvaient compter sur eux pour quoi que ce soit. Ils étaient le point d’ancrage de cette grande famille.
      Je n’ai pas réussi à faire perdurer cet état d’esprit familial. Faire des réunions , je n’en ai plus eu le goût après leur départ.
      Bisous Jo

      • 6 novembre 2018 / 7 h 21 min

        Mais pourquoi ces regrets ? Tu n’as pas le goût de jouer le rôle de fédérateur pour la famille mais les autres ? Tous ces oncles et tantes, ils n’ont rien organisé non plus pour que la famille se retrouve. Je connais beaucoup de cas comme le tien. Je crois que les regrets ne servent à rien, c’est une page qui se tourne. Pour l’instant, mon mari, son frère et ses sœurs se sont rapprochés pour ‘gérer’ le cas de ma belle-mère qui est en maison de retraite. Quand elle ne sera plus là, il n’y aura plus de relations entre eux, j’en suis sûre.

        • Sophie
          Auteur
          6 novembre 2018 / 19 h 20 min

          C’est vrai Jo,j’ai tendance à me culpabiliser, ça doit être maladif 🙂
          Merci pour ton commentaire.

  5. Bonsoir,

    En te lisant, je constate que nous avons hélas un 2ème point commun en plus du cancer celui de ne plus avoir ses parents

    mon papa s’est battu pendant 4 ans contre des cancers, maman a été atteinte d’Alzheimer sans savoir que moi même j’avais un cancer

    Mais je me retrouve tellement dans tes paroles
    J’ai beau avoir 48 ans je me sens seule, abandonnée, comme un enfant qui avait encore besoin de ses parents
    comme toi sans eux, je ne sais pas vraiment retrouver une vie sereine
    Surement que je n’ai pas fait le deuil comme tu dis c’est quoi faire le deuil ?
    Ma psy mon infirmière, me disent que mon mal être vient de çà peut être ….

    Comme toi, ils sont toujours là, ils me protègent, ce sont mes anges gardiens, Dieu c’est eux !
    Pas un jour sans penser à eux
    Pour moi ils ne sont pas partis car je les fais vivre à travers mes paroles souvenirs

    J’ai comme toi fait un hommage sur mon blog à l’occasion de la fête des mères mais c’est tous les jours que j’aimerais leur rendre hommage!

    Comme toi, ils m’ont donné la force, le courage d’avancer ! mais peut être pas celle de me plaindre

    Bref, tu as résumé avec des jolis mots l’amour que l’on porte à nos parents

    Merci

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 37 min

      Bref, tu as résumé aussi tout à fait mes pensées 🙂
      Bisous

  6. Bernieshoot
    4 novembre 2018 / 18 h 16 min

    un hommage très touchant

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 37 min

      Merci Bernie 🙂

  7. 4 novembre 2018 / 11 h 58 min

    Quelle douleur!!! mais quelle chance d’avoir pu trouver les mots pour le dire, c’est déjà un grand pas de fait.
    Je te souhaite une belle journée

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 39 min

      Bonjour et bienvenue sur mon blog.
      Oui, cela m’a fait du bien de poser les mots. C’est pour cela que je n’ai pas trop hésité pour partager ce texte, car je savais qu’en l’écrivant j’allais donner ces mots à mes lecteurs, et c’est bizarre, ,cela m’a apaisée.
      Bises

  8. Marie Jeanne
    4 novembre 2018 / 9 h 50 min

    Un hommage très émouvant mais aussi un “cri de détresse” face au départ de tes parents. Personne nous apprend à surmonter “la mort” de nos proches, ni de personne d’ailleurs. Alors on nous dit : avec le temps…. c’est la vie…. d’accord mais la souffrance est bien réelle et le vide, le manque est réel. J’ai encore mes parents mais mon père ne fait plus partie de ma vie, quand à ma Maman qui a vaincu 2 cancers je la “couve” de loin car elle est à 900 km, je l’appelle tout les jours, je m’inquiète pour elle et je me prépare au “cataclysme” car je pense qu’on ne s’en remet jamais .
    Ma Grand Mère m’était très proche et je redoutais son départ, je me suis raisonnée car elle a vécu jusqu’à 99 ans et quand elle est partie je me suis dit qu’elle avait largement fait son temps.
    Je te souhaite une douce journée Sophie
    Bisous

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 42 min

      En fait, c’est difficile de se préparer au cataclysme car on ne sait jamais comment on va réagir véritablement.
      En fait, sur le coup, juste après leur déces et mes torrents de larme, j’ai été réactive assez rapidement car les démarches administratives nous submergent et nous empêchent de penser. Le contre-coup est arrivé bien après et en fait est toujours là, même plusieurs années après.
      Bises Marie-Jeanne

  9. Pascalou
    4 novembre 2018 / 9 h 08 min

    Depuis que ma maman est partie ( il y a 6 ans) ,tout part à la dérive ….elle était le pilier .Dès que j’avais un coup de blues , j allais me ressourcer en Bretagne , depuis je suis “seule”avec mon mal être … et plus rien ne sera comme avant .C est vrai il faut avancer mais c est dur , très dur ..même la famille est partie chacun de son côté ….reste les souvenirs …et tout ce qu elle nous a transmis de positif. Je ne te connais pas Sophie mais tes mots résonnent en moi . Bisous virtuels

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 44 min

      Bonjour Pascalou,
      Voilà c’est exactement ce que tu décris. On dirait que tout part à la dérive.
      Plein de bisous et merci d’avoir réagi. 🙂

  10. marie
    4 novembre 2018 / 8 h 37 min

    C est très émouvant. J ai encore mes parents, mais ils sont loins physiquement et ma maman de plus en plus loin mentalement. Depuis quelques mois, les parents de mes amis partent les uns après les autres, et comme Isales j essaie de m y préparer mais je sais que ça ne servira à rien car il y a déjà un premier deuil que je n arrive pas à faire: qu ils aient du quitter leur maison que nous sommes entrain de vendre pour pouvoir continuer à payer la maison de retraite.

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 46 min

      Oh comme je comprends combien cela doit être difficile de devoir vendre leur maison!!! Et oui, je crois que l’on ne peut pas vraiment se préparer à leur départ. J’essaie de “préparer” mon compagnon qui a encore ses deux parents très âgés, mais je pense qu’en fait cela ne sert à rien, car on ne sait pas comment chacun va réagir et gérer cet évènement de la vie.
      Bises

  11. janachete
    3 novembre 2018 / 23 h 32 min

    Hommage très touchant à tes parents qui nous parle tellement.
    Je ressens encore plus cela depuis que mon papa est parti .
    Je n’ose imaginer quand je serai orpheline .
    Merci pour ce très beau témoignage !

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 49 min

      Bonjour Jany,
      Tu sais que j’ai hésité à mettre en ligne mon texte car je me suis dit que tu allais le lire et que pour toi, tout était encore si d’actualilté que j’allais peut-etre te faire mal .
      Mais, j’ai eu besoin de partager en fait.
      Bises

      • janachete13
        5 novembre 2018 / 14 h 14 min

        Pas de souci Sophie .
        C’est gentil d’y avoir pensé. Mais ça ne change rien au contraire !

  12. 3 novembre 2018 / 23 h 20 min

    Un texte bouleversant qui résonne tellement fort en moi. Papa est parti depuis 3 ans et j’ai tous les jours envie de lui dire ce que je n’ai pas eu le temps de faire, lui dire que je l’aime et qu’il me manque. Je crois aux forces de l’esprit et je crois qu’il veille sur moi. Mais son absence est une douleur de chaque instant. Merci pour ces mots Sophie, tu m’a fait pleurer .

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 52 min

      J’ai tellement pleurer en l’écrivant :).
      Oui, moi aussi je crois qu’ils me voient, et souvent je fais les choses en me demandant si ils seraient fièrs de moi ou non. C’est quand même bête à mon âge ! 😀
      Bises Corinne

  13. 3 novembre 2018 / 22 h 54 min

    C’est vraiment émouvant ton cri du cœur. J’essaye parfois d’imaginer ma douleur de perdre l’un ou l’autre, pour m’entraîner à avoir moins mal si l’un ou l’autre part avant moi, ce qui est bien sûr dans l’ordre des choses. On peut trouver ça débile. J’ai appris depuis mes 18 ans à vivre loin d’eux physiquement, ce qui m’a été facile voir vital tant mon éducation fut stricte et sans épanchement, mais les perdre serait quand même un effondrement que je redoute, une perte de racine. Tout avec toi, bisou.

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 54 min

      Bonjour Isalès,
      Je ne suis pas certaine que l’on puisse s’entrainer pour avoir moins mal. Quand cela arrive, je crois que l’on s’étonne sur nous-même.
      Bises

      • 5 novembre 2018 / 15 h 11 min

        Bien sûr Sophie! c’est un réflexe protecteur, pas un entraînement intentionnel ni une solution… Ce sont juste des pensées plus fortes que moi car j’angoisse, bises

        • Sophie
          Auteur
          6 novembre 2018 / 19 h 21 min

          On angoisse bien souvent plus de la mort des autres que de notre propre mort.
          Bises Isales

  14. Laurence
    3 novembre 2018 / 20 h 56 min

    Tellement vrai tout ce que tu as écrit, nos absents nous manquent terriblement.
    Les larmes montent… j’entends encore l’écho de la voix de papa (Claude Nougaro).
    Bisous

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 56 min

      Bonjour Laurence,
      Par tes mots, je sais quelle Laurence tu es 🙂
      Oui, je ne suis pas certaine que l’on s’habitue à leur absence un jour.
      Bises

  15. 3 novembre 2018 / 19 h 53 min

    Ton article est tellement touchant… Bisous Sophie!

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 56 min

      Merci Béatrice. Bises

  16. Mitchka
    3 novembre 2018 / 19 h 48 min

    Je ne crois pas que le deuil soit une affaire de temps. Avec les ans, ça devient peut etre moins lourd… mais il suffit d’un instant, d’un événement, pour tout reprendre en pleine figure et repartir de zéro. J’ai toujours mes parents, mais j’ai perdu des êtres très proche, et il m’arrive encore souvent de les pleurer, presque 30 ans plus tard pour certains.
    Il n’y a rien de plus naturel que la tristesse, elle fait partie de la vie, comme l’injustice, la colère, etc. Je ne pense pas qu’il soit possible de la sortir de notre vie, on peut juste apprendre à cohabiter avec elle. Et pour ça, les psys sont quand même une bénédiction 🙂

    Bravo pour ce billet, je ne doute pas qu’il soit salutaire.

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 9 h 58 min

      Bonjour Mitchka,
      Tu sais que j’ai été très étonnée de te lire sur ce blog 🙂 et je te remercie d’être venue jusque là :).
      Oui, je crois aussi qu’il faut cohabiter avec ce manque, mais je crois qu’il faut apprendre à cohabiter. Je pense que c’est bien le rôle des psys 🙂
      Bisous

      • mitchka
        8 novembre 2018 / 17 h 19 min

        oh, mais c’est pas parce que je n’ai pas encore un demi siècle de sagesse, que je ne lis pas ceux qui ont réussi à l’atteindre ^^

  17. Dhelicat
    3 novembre 2018 / 19 h 15 min

    Tu as bien fait d’écrire ces lots pour soulager tes maux …je crois qu’on ne doit jamais tout à fait se faire à l’absence à l’oubli des voix des visages qui s’estompent heureusement restent quelques photos pour combler ce manque des êtres chers douces pensées!

    • Sophie
      Auteur
      5 novembre 2018 / 10 h 00 min

      C’est justement ce qu’il est difficile à gérer je trouve : l’oubli des voix et des visages. J’aimais tellement le regard de mon papa, et j’ai peur de ne plus arriver à le garder dans ma mémoire.
      Bises

  18. Poulette
    3 novembre 2018 / 19 h 02 min

    Mettre des mots, en parole ou par écrit, sur sa douleur et de ce qui nous “tord “le ventre ou nous ronge est un salut, une soupape …. c’est de toute façon une avancée…voilà ce que tes mots m’inspirent. Bien à toi chère Sophie .bisous

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